Livraison offerte dès 45€ d'achat en 🇫🇷

On a rencontré Christophe de Hody, l’expert de la cueillette de plantes sauvages

On a rencontré Christophe de Hody, l’expert de la cueillette de plantes sauvages

Écrit par Juliette Lailler le

Nous vous avions parlé de Christophe de Hody, dans notre article sur la cueillette sauvage, le pro des cueillettes urbaines et sauvages. Nous l’avons rencontré et interrogé sur ces cueillettes sauvages qu’il organise à travers toute la France ! Un format qui a le vent en poupe car il permet de mieux connaître les plantes qui nous entourent et constitue un moyen ludique de se reconnecter à la nature. 

 

Krème : Bonjour Christophe ! Tes sorties cueillettes urbaines de plantes sauvages rencontrent un engouement sans précédent. Comment l’expliques-tu ?

Christophe de Hody : Après la guerre, en France, la population a boudé les plantes sauvages et la cueillette. C’était le temps de l’ultra-croissance où il fallait nourrir une population qui ne cessait de croître. La plante sauvage est devenue la “mauvaise herbe”, l’ennemie de la culture, que l’on devait éradiquer. La médecine moderne a pris la place des plantes. Pour couronner le tout, en 1941, le diplôme d’Etat d’herboriste a été supprimé. Avec la perte de la transmission orale dans les villages s’est perdue une immense connaissance liée aux plantes. S’y ajoute l’oubli dans les programmes scolaires. Et puis, dans les années 1970-1980, certains groupes en marge commencent à reconnecter avec cela. Plus récemment, depuis 10 ans, l’engouement est là et, depuis trois à quatre ans, c’est en plein boom. 

Qui sont les personnes qui participent à tes cueillettes de plantes sauvages ?

Les gens qui m’accompagnent le font surtout par envie d’apprendre des choses qui ont du sens et de se reconnecter à la nature. Face à cette société de consommation, ils veulent compenser à l’inverse, comme une envie incontrôlable de respirer. Or, quand on ne connaît pas ce qui nous entoure, la nature peut paraître impressionnante, étrangère. Notre mission, avec Le Chemin de La Nature, c’est de leur apprendre toutes les bases pour qu’ils puissent se la réapproprier.

Cueillette sauvage Christophe de Hody

Comment en es-tu arrivé là ? 

Ma mère était institutrice et pratiquait le yoga. Mon père avait une ferme et cultivait son potager. Je suis un peu tombé dedans petit. Ils m’ont transmis l’envie de se faire du bien et le besoin de liberté. Je n’ai jamais connu les injonctions du type « tu ne vas pas plus loin que la barrière… », « tu restes à côté de nous ». J’étais libre et, pour moi, la nature était la source d’une joie immense. Je construisais des cabanes, je cueillais des champignons… et des plantes sauvages. En grandissant, j’ai cherché une voie avec un impact positif. Une voie qui me permettrait de cultiver ce bonheur épicurien. J’ai débuté avec des balades sauvages sur participation libre, puis nous avons publié des formations en ligne qui ont rencontré un succès fou.

Comment peut-on se reconnecter progressivement aux plantes qui nous entourent ?

D’abord, allez dans les parcs, les forêts. Essayez de vous poser et d’écouter ce que vous ressentez. Constatez que lorsque vous regardez au loin, cela vous fait du bien. Levez la tête, baissez la tête. Essayez d’observer les changements opérés par les saisons : les bourgeons, les fleurs, les fruits… Dans un premier temps, peu importe la connaissance, observez. L’étape d’après, c’est de participer à des sorties comme celles que l’on propose, ou bien de se mettre à la randonnée.

Peux-tu nous parler d’une plante qui t’impressionne ?

Sans hésiter, l’ortie. Elle est simple à reconnaître et juste extraordinaire. Crue, elle est très savoureuse. Cuite, elle a un goût d’épinard. On en fait des jus (jus de pomme, ortie, citron vert, glaçons) ou des cocktails. Elle est extrêmement nutritive : elle contient tous les minéraux essentiels : vitamines B, C, E, provitamine A, magnesium, calcium, fer et silicium, ainsi que des protéines (40% de son poids sec) de même qualité que des protéines animales et 8 acides aminés essentiels. Elle contient aussi des molécules inflammatoires et diurétiques avec des propriétés pour soigner l’arthrose, les douleurs articulaires. Elle aide aussi à réparer les tissus, est anti anémiante, anti-allergique (contre le rhume des foins). Et on la trouve partout ! 

Et pour la cosmétique ?

En France, pour la cosmétique, le terrain de jeu est immense ! Commençons par les plantes aromatiques comme le thym (présent dans le Gelée fraîche nettoyante, ndlr) ou le romarin (présent dans le Pain Lavant pour le corps, ndlr), mais aussi beaucoup de plantes aux vertus anti-inflammatoires, apaisantes et cicatrisantes, comme le souci des champs (qui est un calendula), l'achillée millefeuille, la mauve. J'aime aussi citer la pâquerette, qu'on trouve partout, et avec laquelle on peut réaliser un excellent macérât tonifiant et raffermissant pour les jambes, le corps ! 

Liste de plantes sauvages utiles en cosmétique

As-tu des sorties à conseiller autour de Paris ?

Le bois de Vincennes et le bois de Boulogne. Sortez des sentiers les plus empruntés et partez à l’aventure ! Un peu plus loin, la forêt de Fontainebleau, la Vallée de Chevreuse ou la forêt de Rambouillet à partir du Perray-en-Yvelines (Transilien N). Et puis, pour se familiariser avec les plantes, l’Herboristerie du Palais Royal est un lieu magique.

Et pour ceux qui ne vivent pas à Paris ?

Il y a tant d’endroits sublimes en France. Et surtout la flore est si diverse. Nous préparons des formations dédiées aux différentes flores : les montagnes, les bords de mers, les marais…"

 

Infos pratiques :

  • www.lechemindelanature.com, Instagram @lechemindelanature

  • Balades sauvages : 20€ (12€ pour les enfants) pour 2h de promenade commentée

  • Formation : la première formation sur 6 plantes connues est gratuite, puis 99€/mois pour la formation complète.


Découvrez les soins Krème :

Pictogrammes Krème Pictogrammes Krème

1 commentaire


  • Henri

    Génial !


Laissez un commentaire